L'âme de nos religions

Cet après-midi, je suis de tout coeur avec Vous !

+ Michel Dubost
Evêque d'Evry-Corbeil-Essonnes

Bien cher Adriano,
J’apprends la cruelle nouvelle.

Je veux t’assurer, ainsi que tous les tiens,
de ma profonde communion dans l’amitié et la prière d’Espérance.

Je vis ces jours avec toi.
Je t’embrasse affectueusement.

Guy Herbulot
Evêque émérite d’Evry

Le 24 juin 1984, le Père Herbulot a receuilli le « OUI » de Agnès, avant d'ordonner Adriano .

Le silence pour la prière!

La prière source de paix, de réconfort et de confiance.

Nous sommes tous aimés et accueillis de Dieu.

Pâque ... Temps de lumière et de vie.

Jour où Dieu dit à Agnès "Je t'aime".

Monseigneur Alain Bobière, Vicaire Général ( Evry)

Que ton Dieu,

Que notre Dieu commun,

T'accueille dans sa paix.

Amna - Musulmane

Chère Agnès

C'est à la veille de la semaine Sainte
que tu es partie et
tout au long de cette semaine
il n'est pas un jour où ton image,
ton souvenir ne me soient pas revenus.

D'abord à la messe Chrismale où
Monseigneur Dubost, après avoir excusé l'absence
d'Adriano et dédié la messe à ton intention,
faisait remarquer que comme épouse, tu avais dit
OUI avec Adriano lors de son ordination diaconale.

Mercredi nous te disions : A Dieu et jeudi
nous te retrouvions autour de la table de Jésus,
mais aussi avec partage et l'humble service
auprès de plus petits.

Après le terrible Vendredi où la souffrance,
l'appel de Jésus à son Père et à sa mort,
ne pouvaient nous laisser indifférents à ton souvenir;
dés le samedi soir, nous commémorions
Sa Résurrection, fondement de ta Foi,
fondement de notre Foi.

Mercredi, en déposant au pied de l'autel
cette corbeille remplie d'intentions, de prières
et de remerciements, je remarquais tous ces prêtres,
tous ces diacres dans une église recueillie
et trop petite pour contenir tous ceux
qui voulaient t'accompagner, chrétiens, juifs,
musulmans et tant d'autres
à qui tu avais fait un signe, un jour.

Oui, toutes ces personnes, de tous les horizons:
religieux, interreligieux, sociaux, familiaux,
politiques et d'ailleurs, venaient prier ou
simplement te dire merci.
Comme dans un kaléidoscope nous
ne connaissions qu'une partie de ton activité
débordante et diverse, où tu ne faisais rien
à moitié, rebondissant d'actions en actions,
pour écouter, entrainer, aider, soulager, accueillir,...
mais aussi apprendre, lire, rencontrer,
pour enrichir
et rendre plus efficaces tes démarches.

Qui n'apprenait avec toi ?
Qui n'était pas apaisé, encouragé et accompagné ?
Qui n'a pas reçu de toi ?
Depuis que tu as fondé en Charente, il y a presque
40 ans , la deuxième communauté de l'Arche en France,
comme nous l'a rappelé Jean Vanier,
 jusqu'à ces dernières actions où tu donnais tout de
toi-même, où pouvais-tu donc aller chercher toute
cette énergie si ce n'est au fond de ta Foi,
auprès du Seigneur ?

Souvent tu lançais de nouvelles idées, de
nouvelles actions et, avec dynamisme, tu les
mettais en oeuvre, les accompagnais jusqu'à les
 confier à d'autres...n'est pas cela envoyer
en mission ? Comme le Rabbin Philippe Haddad
 nous l'a si merveilleusement dit,
tu cherchais à rapprocher la Terre du Ciel,
 la réalité de l'idéal, distribuer l'harmonie et
 la Paix sur cette terre par ta présence, ta vie,
la rencontre des autres, avec ta générosité,
ton altruisme et ton Amour.

Tu allumais tant de ces petites bougies d'Amour,
que nous n'avons peut-être pas fini d'en découvrir!..
Partie, nous savons que tu veilleras à ce que
toutes ces lampes restent allumées
et que tu nous aideras, avec Adriano,
à reprendre le flambeau, maintenir et
entretenir ce que tu as initialisé
et déposé dans nos mains, dans nos coeurs.
Maintenant plus proche du Seigneur,
demande lui une attention particulière pour ta famille
et tous ceux qui souffrent de ton départ.

Pardon, humble Agnès, tu n'aurais pas voulu
que l'on parle de toi dans ces colonnes des
"Passerelles de l'Yvette". Tu n'aimais pas la
 publicité et le remue-ménage mais
comment faire alors que beaucoup d'entre-nous,
des amis, des frères, avons été marqués par toi.
Comme accrochés aux branches d'un olivier
nous sommes quelques-uns des fruits de ton Amour.

Merci Agnès. Raoul

Au commencement Dieu Créa le ciel et la terre 

Le ciel, dans l'hébreu des prophètes se dit chamayim

La terre, dans l'hébreu des prophètes se dit érets

Le ciel, chamayim, c'est l'idéal,
chamayim se décompose
en ech - mayim, en "feu" et "eau",
entre passion et raison, entre fougue et tempérance;
le ciel, c’est harmonie des contraires
qui ne se déclarent plus la guerre,
qui ne refusent pas la différence de l'autre,
mais qui vivent dans la paix, dans le chalom.

La terre, érets, c'est la réalité, érets,
littéralement le lieu où l'homme court :
il court pour manger, il court pour vivre,
il court pour conquérir;
mais certains, certaines courent aussi
pour établir la paix des cœurs.

Le ciel et la terre, tension entre idéal et réalité,
et l'homme comme une échelle,
semblable au patriarche Jacob
qui rêve d'unir le ciel et la terre,
de l’impatience de l’unité.
Comment vivre dans la patience,
quand tout dans le monde nous appelle à l'impatience
d'une restauration des valeurs émiettées ?
Quelle science pour la patience ?

Agnès avait trouvé la réponse, sa réponse,
et sa présence pudique et déterminée
nous révélait un chemin :
aider les autres à être patients, aider les autres
en rencontrant les autres,
en apprenant à être présent et absent.

Comment vivre cette tension vers la paix ?
Comment accepter un monde si imparfait,
si plein de souffrances, si plein d'épreuves,
si plein de guerres, si plein de haine ?
Comment distiller au quotidien la dose de foi,
la dose de générosité, la dose d'amour
qui fera basculer le monde du côté du bien.

La tradition d'Israël parle des 36 justes piliers le monde.
On ne sait pas qui sont ces justes ?
Les justes eux-mêmes ne le savent pas.
On les devine par la trace de leur générosité,
par leur écoute attentive. Le juste est si fragile,
son amour est sa force et sa faiblesse.

Agnès est partie, sa fragilité était
à la hauteur de sa générosité, de son altruisme,
de son amour.

La Torah nous parle de deux premiers fils d’Aaron
- le frère de Moïse -
l’un se nommait Nadav et l’autre Avihou,
deux fils au nom évocateur:
Nadav : "Il donne", Avihou : "c'est mon père".
Nous pensons à Agnès !

Agnès a toujours donné au nom du père,
sans doute en imitation du fils,
de celui qui assume d'être fils authentique ;
et assumer d'être fils, c'est assumer d'être frère,
d'être sœur, même si le frère se nomme Caïn,
mais on ne choisit pas son frère, ni ses parents,
ni le monde dans lequel on vit.
On vit de son mieux sa fraternité, sa parentalité.

Les fils d'Aaron ont approché un « feu étranger »,
ech zara. Le feu et l'eau ne sont plus en équilibre,
trop de feu, trop de passion, trop de consommation,
trop de consumation.
Nous n'avons pas entendu le crépitement des flammes,
nous avons pas vu le rougeoiement de la combustion.
Agnès restait pareille à elle-même.

L'amour dévore de l'intérieur,
comme le chante le Cantique des cantiques, et
« un feu sorti de devant l'Eternel
et consuma les fils d'Aaron ».

Agnès a été consumée par son feu intérieur, par son amour pour Dieu et pour son prochain.
Elle vivait la leçon de Jésus dans ses entrailles.

Quand Aaron a commencé à pleurer,
Moïse l’a consolé en lui disant :
« Je pensais que toi et moi étions proches de Dieu,
mais tes fils étaient encore plus proches. »

Nous aurions tant voulu qu’Agnès restât sur terre,
qu’elle nous parle et nous interroge de sa voix douce,
qu’elle opte pour érets plutôt que pour chamayim.
Nous aurions tant voulu qu’elle nous ouvre un peu son cœur, mais elle a tout gardé en elle.

Le Talmud enseigne : « les justes sont appelés vivants même dans leur mort ».
Agnès continue de vivre, dans un ailleurs de paix.
Elle vivra dans notre cœur
pour que nous continuions sur le chemin
qu’elle avait commencé à tracer.

Que son âme lumineuse repose dans la paix de Dieu !

Philippe Haddad

Jean Vanier, fondateur des Communautés de l'Arche et de Foi et Lumiére,
a dit, lors des obsèques de Agnès, le 19 mars 2008, à Gif sur Yvette,
sa profonde gratitude pour tout ce qu'a accompli Agnès au cours de sa vie.

Il a dit sa reconnaissance pour tous ceux,
femmes et hommes blessés dans leur coeur ou dans leur intelligence
qui ont entouré et aimé Agnès.

Jésus veille sur Agnès, sa famille, sur nous tous.

Dear Adrian Da Silva and son Mari,

Thank you very much for intimating me the news of the demise of my dear sister Agnes Da Silva on the 13th of March 2008.It's a real sad news to me and sudden also as I did not expect her to depart from us so soon.I remember her of meeting her in Singanur,Tindivanam and a short association with her as I began to work for Fr. Ceyrac sj of Loyola College,Chennai.

She stayed in Tindivanam with her friend for about two weeks and she said she shortened her stay there as there was some commotion in the home among children as the children were instigated by my predecessor to revolt against Fr. Ceyrac etc. I still remember how she went up to the bigger girls and counselled them and tried her best to sort out situation that was exsisting and how she was consoling them when they were facing sort of crisis,but probably saddened by the situation she left for Kerala winding up her stay in Tindivanam with her friend but made sure to meet me in Chennai when she returned back to board her flight for paris.

The memories were fresh in my mind and Iam really sad to day as I write this letter to you.Do excuse me for writing this letter in English and I am sure you will not find any difficulty in reading it.At this juncture I express my condolences to you and to all the family members and assure you my prayers for her that her soul may rest in peace in the Lord.Iam also sure that she will be in heaven interceding for all of us seated beside the Almighty.Indeed she was a good soul and I would never forget her in my life.

As for me concerned Iam not at present working with Fr. Ceyrac as there was a handing over of his power to the Jesuit fathers and due to certain reasons I was asked to stop working for them and they places persons of their choices.Any way you all may not have yet come out of the shock and sadness that you are all going through and I shall not be too long and may be I could write to you later.Till then I wish the bereved family my prayers.

Maria Joseph

Cet après-midi, je suis de tout coeur avec Vous !

+ Michel Dubost
Evêque d'Evry-Corbeil-Essonnes

Bien cher Adriano,
J’apprends la cruelle nouvelle.

Je veux t’assurer, ainsi que tous les tiens,
de ma profonde communion dans l’amitié et la prière d’Espérance.

Je vis ces jours avec toi.
Je t’embrasse affectueusement.

Guy Herbulot
Evêque émérite d’Evry

Le 24 juin 1984, le Père Herbulot a receuilli le « OUI » de Agnès, avant d'ordonner Adriano .

Le silence pour la prière!

La prière source de paix, de réconfort et de confiance.

Nous sommes tous aimés et accueillis de Dieu.

Pâque ... Temps de lumière et de vie.

Jour où Dieu dit à Agnès "Je t'aime".

Monseigneur Alain Bobière, Vicaire Général ( Evry)

Que ton Dieu,

Que notre Dieu commun,

T'accueille dans sa paix.

Amna - Musulmane

Chère

C'est à la veille de la semaine Sainte
que tu es partie et
tout au long de cette semaine
il n'est pas un jour où ton image,
ton souvenir ne me soient pas revenus.

D'abord à la messe Chrismale où
Monseigneur Dubost, après avoir excusé l'absence
d'Adriano et dédié la messe à ton intention,
faisait remarquer que comme épouse, tu avais dit
OUI avec Adriano lors de son ordination diaconale.

Mercredi nous te disions : A Dieu et jeudi
nous te retrouvions autour de la table de Jésus,
mais aussi avec partage et l'humble service
auprès de plus petits.

Après le terrible Vendredi où la souffrance,
l'appel de Jésus à son Père et à sa mort,
ne pouvaient nous laisser indifférents à ton souvenir;
dés le samedi soir, nous commémorions
Sa Résurrection, fondement de ta Foi,
fondement de notre Foi.

Mercredi, en déposant au pied de l'autel
cette corbeille remplie d'intentions, de prières
et de remerciements, je remarquais tous ces prêtres,
tous ces diacres dans une église recueillie
et trop petite pour contenir tous ceux
qui voulaient t'accompagner, chrétiens, juifs,
musulmans et tant d'autres
à qui tu avais fait un signe, un jour.

Oui, toutes ces personnes, de tous les horizons:
religieux, interreligieux, sociaux, familiaux,
politiques et d'ailleurs, venaient prier ou
simplement te dire merci.
Comme dans un kaléidoscope nous
ne connaissions qu'une partie de ton activité
débordante et diverse, où tu ne faisais rien
à moitié, rebondissant d'actions en actions,
pour écouter, entrainer, aider, soulager, accueillir,...
mais aussi apprendre, lire, rencontrer,
pour enrichir
et rendre plus efficaces tes démarches.

Agnès,

Qui n'apprenait avec toi ?
Qui n'était pas apaisé, encouragé et accompagné ?
Qui n'a pas reçu de toi ?
Depuis que tu as fondé en Charente, il y a presque
40 ans , la deuxième communauté de l'Arche en France,
comme nous l'a rappelé Jean Vanier,
 jusqu'à ces dernières actions où tu donnais tout de
toi-même, où pouvais-tu donc aller chercher toute
cette énergie si ce n'est au fond de ta Foi,
auprès du Seigneur ?

Souvent tu lançais de nouvelles idées, de
nouvelles actions et, avec dynamisme, tu les
mettais en oeuvre, les accompagnais jusqu'à les
 confier à d'autres...n'est pas cela envoyer
en mission ? Comme le Rabbin Philippe Haddad
 nous l'a si merveilleusement dit,
tu cherchais à rapprocher la Terre du Ciel,
 la réalité de l'idéal, distribuer l'harmonie et
 la Paix sur cette terre par ta présence, ta vie,
la rencontre des autres, avec ta générosité,
ton altruisme et ton Amour.

Tu allumais tant de ces petites bougies d'Amour,
que nous n'avons peut-être pas fini d'en découvrir!..
Partie, nous savons que tu veilleras à ce que
toutes ces lampes restent allumées
et que tu nous aideras, avec Adriano,
à reprendre le flambeau, maintenir et
entretenir ce que tu as initialisé
et déposé dans nos mains, dans nos coeurs.
Maintenant plus proche du Seigneur,
demande lui une attention particulière pour ta famille
et tous ceux qui souffrent de ton départ.

Pardon, humble Agnès, tu n'aurais pas voulu
que l'on parle de toi dans ces colonnes des
"Passerelles de l'Yvette". Tu n'aimais pas la
 publicité et le remue-ménage mais
comment faire alors que beaucoup d'entre-nous,
des amis, des frères, avons été marqués par toi.
Comme accrochés aux branches d'un olivier
nous sommes quelques-uns des fruits de ton Amour.

Merci Agnès. Raoul

 
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Au commencement Dieu  

Le ciel, dans l'hébreu des prophètes se dit chamayim

La terre, dans l'hébreu des prophètes se dit érets

Le ciel, chamayim, c'est l'idéal,
chamayim se décompose
en ech - mayim, en "feu" et "eau",
entre passion et raison, entre fougue et tempérance;
le ciel, c’est harmonie des contraires
qui ne se déclarent plus la guerre,
qui ne refusent pas la différence de l'autre,
mais qui vivent dans la paix, dans le chalom.

La terre, érets, c'est la réalité, érets,
littéralement le lieu où l'homme court :
il court pour manger, il court pour vivre,
il court pour conquérir;
mais certains, certaines courent aussi
pour établir la paix des cœurs.

Le ciel et la terre, tension entre idéal et réalité,
et l'homme comme une échelle,
semblable au patriarche Jacob
qui rêve d'unir le ciel et la terre,
de l’impatience de l’unité.
Comment vivre dans la patience,
quand tout dans le monde nous appelle à l'impatience
d'une restauration des valeurs émiettées ?
Quelle science pour la patience ?

Agnès avait trouvé la réponse, sa réponse,
et sa présence pudique et déterminée
nous révélait un chemin :
aider les autres à être patients, aider les autres
en rencontrant les autres,
en apprenant à être présent et absent.

Comment vivre cette tension vers la paix ?
Comment accepter un monde si imparfait,
si plein de souffrances, si plein d'épreuves,
si plein de guerres, si plein de haine ?
Comment distiller au quotidien la dose de foi,
la dose de générosité, la dose d'amour
qui fera basculer le monde du côté du bien.

La tradition d'Israël parle des 36 justes piliers le monde.
On ne sait pas qui sont ces justes ?
Les justes eux-mêmes ne le savent pas.
On les devine par la trace de leur générosité,
par leur écoute attentive. Le juste est si fragile,
son amour est sa force et sa faiblesse.

Agnès est partie, sa fragilité était
à la hauteur de sa générosité, de son altruisme,
de son amour.

Créa le ciel et la terre 

La Torah nous parle de deux premiers fils d’Aaron
- le frère de Moïse -
l’un se nommait Nadav et l’autre Avihou,
deux fils au nom évocateur:
Nadav : "Il donne", Avihou : "c'est mon père".
Nous pensons à Agnès !

Agnès a toujours donné au nom du père,
sans doute en imitation du fils,
de celui qui assume d'être fils authentique ;
et assumer d'être fils, c'est assumer d'être frère,
d'être sœur, même si le frère se nomme Caïn,
mais on ne choisit pas son frère, ni ses parents,
ni le monde dans lequel on vit.
On vit de son mieux sa fraternité, sa parentalité.

Les fils d'Aaron ont approché un « feu étranger »,
ech zara. Le feu et l'eau ne sont plus en équilibre,
trop de feu, trop de passion, trop de consommation,
trop de consumation.
Nous n'avons pas entendu le crépitement des flammes,
nous avons pas vu le rougeoiement de la combustion.
Agnès restait pareille à elle-même.

L'amour dévore de l'intérieur,
comme le chante le Cantique des cantiques, et
« un feu sorti de devant l'Eternel
et consuma les fils d'Aaron ».

Agnès a été consumée par son feu intérieur, par son amour pour Dieu et pour son prochain.
Elle vivait la leçon de Jésus dans ses entrailles.

Quand Aaron a commencé à pleurer,
Moïse l’a consolé en lui disant :
« Je pensais que toi et moi étions proches de Dieu,
mais tes fils étaient encore plus proches. »

Nous aurions tant voulu qu’Agnès restât sur terre,
qu’elle nous parle et nous interroge de sa voix douce,
qu’elle opte pour érets plutôt que pour chamayim.
Nous aurions tant voulu qu’elle nous ouvre un peu son cœur, mais elle a tout gardé en elle.

Le Talmud enseigne : « les justes sont appelés vivants même dans leur mort ».
Agnès continue de vivre, dans un ailleurs de paix.
Elle vivra dans notre cœur
pour que nous continuions sur le chemin
qu’elle avait commencé à tracer.

Que son âme lumineuse repose dans la paix de Dieu !

Philippe Haddad

Jean Vanier, fondateur des Communautés de l'Arche et de Foi et Lumiére,
a dit, lors des obsèques de Agnès, le 19 mars 2008, à Gif sur Yvette,
sa profonde gratitude pour tout ce qu'a accompli Agnès au cours de sa vie.

Il a dit sa reconnaissance pour tous ceux,
femmes et hommes blessés dans leur coeur ou dans leur intelligence
qui ont entouré et aimé Agnès.

Jésus veille sur Agnès, sa famille, sur nous tous.

Dear Adrian Da Silva and son Mari,

Thank you very much for intimating me the news of the demise of my dear sister Agnes Da Silva on the 13th of March 2008.It's a real sad news to me and sudden also as I did not expect her to depart from us so soon.I remember her of meeting her in Singanur,Tindivanam and a short association with her as I began to work for Fr. Ceyrac sj of Loyola College,Chennai.

She stayed in Tindivanam with her friend for about two weeks and she said she shortened her stay there as there was some commotion in the home among children as the children were instigated by my predecessor to revolt against Fr. Ceyrac etc. I still remember how she went up to the bigger girls and counselled them and tried her best to sort out situation that was exsisting and how she was consoling them when they were facing sort of crisis,but probably saddened by the situation she left for Kerala winding up her stay in Tindivanam with her friend but made sure to meet me in Chennai when she returned back to board her flight for paris.

The memories were fresh in my mind and Iam really sad to day as I write this letter to you.Do excuse me for writing this letter in English and I am sure you will not find any difficulty in reading it.At this juncture I express my condolences to you and to all the family members and assure you my prayers for her that her soul may rest in peace in the Lord.Iam also sure that she will be in heaven interceding for all of us seated beside the Almighty.Indeed she was a good soul and I would never forget her in my life.

As for me concerned Iam not at present working with Fr. Ceyrac as there was a handing over of his power to the Jesuit fathers and due to certain reasons I was asked to stop working for them and they places persons of their choices.Any way you all may not have yet come out of the shock and sadness that you are all going through and I shall not be too long and may be I could write to you later.Till then I wish the bereved family my prayers.

Maria Joseph
 
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Agnès a été une grande lumière qui a éclairé
notre groupe Interreligieux.

Elle nous a apporté une présence attentive, amicale,
chaleureuse et disponible,
à l'écoute de nos différences et de tout ce qui nous rassemblait.

Elle restera pour toujours dans nos coeurs.

En mon nom personnel et au nom de la communauté Juive, je présente toutes mes condoléances à sa famille.

Nous allons prier pour elle dans notre synagogue des Ulis avec notre Rabbin Philippe Haddad. Docteur Denis

Chère Agnès,

En ce moment empreint d'une grande émotion, il me revient d'adresser au, nom de notre Communauté, un Adieu mais ta mémoire sera évoquée parce que tu nous manqueras.

Nous nous souviendrons d'une femme trés chaleureuse que nous avions eu le grand plaisir de connaître dans des lieux d'échange et de rencontre interreligieux pour contrituber à dissiper les craintes que nous éprouvons et à éloigner les dangers que nous redoutons.

Au moment de nous séparer et de présenter mes condoléances à toute la famille, je ne peux que te remercier pour la tâche accomplie en oeuvrant dans la convivialité pour la réalisation et la consolidation d'une culture de paix et de dialogue.

Je termine en lisant à ta mémoire ces versets du Coran:

"Ceux qui hommes & femmes, accompliront de bonnes oeuvres , étant en même temps croyants, seront admis au paradis et ne seront point frustrés de la moindre part de leur récompense."

A Dieu appartient ce qui est dans les Cieux et sur la terre. A Dieu nous appartenons
et à lui nous revenons.

Amen. E. au nom de la Communauté Musulmane

VOIR ... ECOUTER...PARTICIPER…PRIER...
 
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